Comprendre les TND

Hypersensibilité : comprendre et accompagner

Haute sensibilité et particularités sensorielles. La haute sensibilité est un tempérament, pas un TND. Les particularités sensorielles, elles, sont fréquentes dans les TND.

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De quoi parle-t-on ?

Haute sensibilité et particularités sensorielles

Il faut distinguer deux choses. La haute sensibilité est un tempérament, décrit par la psychologue Elaine Aron : une manière de percevoir et de traiter les informations en profondeur, avec des émotions intenses et une sensibilité aux stimulations. Ce n'est pas un trouble du neurodéveloppement, ni un diagnostic médical. Les particularités sensorielles, elles, sont des réactions inhabituelles aux sensations : trop fortes (hyperréactivité), trop faibles (hyporéactivité), ou une recherche intense de sensations. Elles sont fréquentes dans les TND : elles font partie des critères du TSA (trouble du spectre de l'autisme) et se rencontrent souvent dans le TDAH et la dyspraxie. Un enfant très sensible n'a donc pas forcément de TND ; mais si la sensibilité s'accompagne d'autres difficultés (communication, attention, gestes), un bilan permet d'y voir clair.

Quelques repères

  • Selon les travaux d'Elaine Aron, environ 15 à 20 % des personnes auraient ce tempérament ; ce chiffre vient de questionnaires et reste discuté.
  • Les particularités sensorielles ne sont pas une catégorie diagnostique : il n'existe donc pas de prévalence officielle, ni dans le monde, ni en France, ni au Canada. Les repères ci-dessous viennent d'études américaines fondées sur des questionnaires remplis par les parents.
  • À l'entrée à l'école (vers 5 ans), 5 à 14 % des enfants dépassaient le seuil d'un questionnaire de dépistage sensoriel, selon la façon de compter les familles qui n'avaient pas répondu (Ahn et coll., 2004).
  • Chez les enfants de 7 à 11 ans, 16 % des parents disaient qu'au moins quatre sensations liées au toucher ou aux bruits gênaient leur enfant (Ben-Sasson et coll., 2009).
  • L'hyper- ou l'hyporéactivité sensorielle fait partie des critères du diagnostic de TSA (DSM-5-TR).

Les signes, selon l’âge

Un signe isolé ne veut rien dire : tous les enfants en montrent certains. Ce qui compte, c’est l’ensemble, la durée, et la gêne au quotidien.

  • Pleure ou se bouche les oreilles face aux bruits forts (aspirateur, sèche-mains).
  • Refuse certaines textures : vêtements, étiquettes, aliments.
  • Réagit fortement aux changements et aux lieux très animés.
  • Ou, à l'inverse, recherche beaucoup les sensations : tourner, se cogner, tout toucher.

Des forces à voir, et à nourrir

Chaque enfant est différent : ce sont des pistes, pas des étiquettes.

  • Empathie et attention aux autres.
  • Finesse de perception : détails, nuances, ambiances.
  • Réflexion approfondie.
  • Créativité, sensibilité artistique.
  • Sens de la justice.

Comment aider

  • Prévenir avant les situations chargées (fête, magasin) et prévoir une porte de sortie.
  • Un coin calme, une lumière douce, un casque anti-bruit à disposition.
  • Des vêtements confortables, sans étiquettes, choisis avec l'enfant.
  • Accueillir l'émotion avant de raisonner.
  • Ne pas forcer l'exposition : avancer par petits pas, avec l'accord de l'enfant.

Idées reçues : vrai ou faux ?

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Le parcours, où que vous soyez

  1. Je repère des signes. Mon enfant est gêné dans son quotidien, à la maison ou à l'école. Parfois, ce sont d'autres personnes qui me le signalent : l'enseignant, la famille, un éducateur. Je me renseigne.
  2. J'en parle à un professionnel. Je consulte mon médecin traitant ou un professionnel de santé pour entamer le parcours. Je choisis le secteur public, privé ou associatif, selon ce qui existe dans mon pays.
  3. Je démarre les bilans différentiels. Les praticiens explorent toutes les pistes qui peuvent expliquer ce que vit l'enfant, et font les bilans qui répondent à ce qui alerte.
  4. Je reçois les comptes rendus. Chaque compte rendu m'est expliqué en rendez-vous, avec des mots simples. J'ai maintenant des comptes rendus à disposition, des premières pistes et des réponses.On peut s’arrêter ici.
  5. Si besoin, je fais valider le diagnostic médicalement. Pour aller plus loin, je consulte un médecin qui s'appuie sur l'ensemble des comptes rendus et valide le diagnostic. C'est seulement à cette étape qu'on parle de diagnostic médical.
  6. Je poursuis la prise en charge. Le suivi continue autant que nécessaire, dans les domaines concernés, avec des objectifs revus régulièrement avec l'enfant et sa famille.

Où que vous soyez dans le monde, Helpi vous accompagne jusqu'aux comptes rendus. Il ne vous reste qu'à tout valider médicalement et localement, dans votre zone géographique.

Des outils Helpi pour le quotidien

Gratuits, sans compte, à utiliser à la maison, en classe ou en séance.

Ces informations aident à comprendre ; elles ne remplacent ni un diagnostic ni l’avis d’un professionnel qui connaît l’enfant.

Sources

Helpi s’appuie en priorité sur les sources et les études canadiennes et anglophones, parmi les plus avancées et les plus à jour sur les troubles du neurodéveloppement.

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